Prédicateur
et formateur

Association Lataste

Le Père Lataste est surtout connu pour son engagement envers les détenues et les femmes sorties de prison, par la fondation de Béthanie, mais aussi par les efforts qu’il a déployés pour tenter de faire évoluer l’opinion publique à leur sujet. Pourtant, il ne s’agit là que d’un aspect de sa vie, car l’essentiel de son temps, pendant les quelques années qu’a duré son ministère de prêtre a été consacré à une prédication tout à fait classique. Les frères dominicains de sa génération prêchaient beaucoup, ils étaient appelés pour le carême, l’avent ou le mois de Marie, des missions éprouvantes pendant lesquelles il fallait donner plusieurs conférences par semaine et confesser. C’est ainsi que le père Lataste a prêché le carême à Cannes en 1865, à Grenoble en 1867, à la cathédrale de Nîmes en 1868 ; l’Avent à Villefranche de Rouergue en 1864, à Genevrey en 1866, à Saint-Dézert en 1867 ; le mois de Marie à Dijon en 1867. Ce bref aperçu doit être complété par de multiples prédications plus courtes pour des retraites paroissiales, des neuvaines, des octaves, des premières communions. Un ministère épuisant, avec de nombreux trajets, et des séjours rares et brefs dans le couvent d’origine. Le père Lataste a prêché durant cinq ans et nous avons de lui les textes ou les notes de 450 sermons : un sermon à l’époque, ce n’est pas une rapide méditation sur l’évangile durant la messe, c’est une véritable conférence dont le texte dactylographié couvre 10 à 15 pages. C’est dire qu’à la fatigue de la prédication elle-même s’ajoutait tout le travail de préparation. C’est la raison pour laquelle le père Lataste a accueilli avec un certain soulagement sa nomination comme père-maître des frères étudiants dominicains au couvent de Flavigny en 1865. Cette charge de formateur l’impressionnait, mais en même temps il était heureux de retrouver une vie plus calme dans la régularité d’un couvent. Pendant cette année, il accompagnait ses jeunes frères et leur donnait des conférences. C’est aussi à cette époque qu’il a rédigé sa brochure sur la Bienheureuse Imelda. Il n’a cependant exercé sa charge de père-maître qu’une année car en octobre 1866, il a été assigné à Dijon pour qu’il dispose de plus de liberté pour mener à bien la fondation de Béthanie.

fr. Jean-Marie Gueullette, op

LES SERMONS

Prière du Père Lataste

Ô mon Jésus, que je vous aime !
Donnez-vous à moi et donnez-moi à vous !
Identifiez-moi à vous : que ma volonté soit la vôtre !
Incorporez-moi à vous : que je ne vive qu’en vous et pour vous ! Que je dépense pour vous tout ce que j’ai reçu de vous,
sans en rien garder pour moi-même !
Que je meure à tout pour vous !
Que je vous gagne des âmes !
Ô mon Jésus, des âmes.

Probablement formulée par les sœurs à partir de différentes sources, cette prière, attribuée au Père Lataste,
a été approuvée par le cardinal Binet, Archevêque de Besançon le 8 décembre 1929.

Découvrez l’Association et notre mission spirituelle

L’Association a pour vocation de rassembler et de partager la lumière d’une figure spirituelle majeure. Ce site vous guide à travers nos différentes missions, nos fraternités et notre histoire commune.

Qui était le Père Jean-Joseph Lataste ?

Ce grand homme a consacré sa vie à prêcher la miséricorde, notamment en initiant la fondation de Béthanie. Son dévouement absolu a profondément marqué les esprits, à tel point qu’il est mort comme un saint. Aujourd’hui, l’Église reconnaît cette ferveur exceptionnelle, ce qui a mené à l’instruction pour le procès de canonisation.

Père Jean-Joseph Lataste
Portrait historique (vers 1860)

L’héritage du Père Jean-Joseph Lataste aujourd’hui

La famille spirituelle continue de grandir et de rayonner. Vous pouvez découvrir le quotidien et la mission partagée par les sœurs, ainsi que les magnifiques actions d’accueil portées par le Petit Béthanie. L’engagement de laïcs dévoués, à l’image de Jacques Nourissat, permet d’accomplir au quotidien de nombreuses réalisations concrètes.

Pour approfondir votre compréhension de sa pensée, nous vous invitons à plonger dans ses écrits historiques, et tout particulièrement sa précieuse correspondance avec Mère Henri-Dominique.

Pour toute recherche biographique complémentaire, vous pouvez également consulter sa page Wikipedia dédiée.