L’essor

Association Lataste

En 1879 les sœurs approchent de la centaine. Ce sera toujours le grand nombre qui déclenchera les fondations. La région parisienne accueille la première fondation. En 1884, joie de fonder à la Sainte-Baume, au village du Plan d’Aups où le père Lataste rêvait d’y voir un petit monastère. En 1888 c’est Fontenailles, dans la Sarthe. 

En 1898, on franchit la frontière en Belgique, à Sart-Risbart dans le Brabant et en 1903 à Brasschaat. Mais ce malheureux couvent n’a pas pu durer longtemps : pendant la 1èreguerre mondiale, étant construit sur un lieu stratégique, il est détruit par les autorités militaires dès 1914. Puis la loi de 1901 chasse les religieux. Mère Henri-Dominique croit prudent de chercher une échappatoire hors de France. Ce sera l’Italie, à Perinaldo, qui est choisie. Ce couvent insalubre et sans ressources est vite abandonné. La Belgique pourra, le cas échéant, accueillir les religieuses. Mais finalement le danger passe sans que nous ayons été inquiétées.

Après la mort de Mère Henri Dominique les fondations continuent : la Belgique flamande ouvrira un couvent à Lint en 1932, puis la Suisse sur le lac de Neuchâtel, un autre près de Lucerne à Kerns, remplacé à la suite d’un tremblement de terre par Sankt-Niklausen, le pays de Saint Nicolas de Flüe. Les sœurs fondent jusqu’en Pologne d’où la guerre les chasse au bout de quatre ans.

Après la seconde guerre mondiale, les fondations reprennent : en France, en Italie, en Autriche, aux U.S.A. en Angleterre, en Slovaquie. Mais les vocations se raréfient, puis s’éteignent.

Vers la fin du 20ème siècle et début des années 2000, une à une c’est la fermeture de ces maisons. Les sœurs les plus âgées se retrouvent à Mont qui, plus que jamais, remplit son rôle de Maison-Mère. Pour accueillir les sœurs et leur donner une fin de vie paisible et heureuse, on équipe un étage médicalisé avec un personnel soignant. Mais les coûts en personnel et infrastructures deviennent vite insupportables pour les sœurs : elles font le choix d’orienter les sœurs devenues dépendantes vers des EHPAD (Dijon, Saint-Ferjeux à Besançon, La Grande Bretèche à Tours). En 2025, n’étant plus que cinq dans le grand couvent, les sœurs se résignent à la fermeture et à la vente du couvent. Une page se tourne…

Découvrez l’Association et notre mission spirituelle

L’Association a pour vocation de rassembler et de partager la lumière d’une figure spirituelle majeure. Ce site vous guide à travers nos différentes missions, nos fraternités et notre histoire commune.

Qui était le Père Jean-Joseph Lataste ?

Ce grand homme a consacré sa vie à prêcher la miséricorde, notamment en initiant la fondation de Béthanie. Son dévouement absolu a profondément marqué les esprits, à tel point qu’il est mort comme un saint. Aujourd’hui, l’Église reconnaît cette ferveur exceptionnelle, ce qui a mené à l’instruction pour le procès de canonisation.

Père Jean-Joseph Lataste
Portrait historique (vers 1860)

L’héritage du Père Jean-Joseph Lataste aujourd’hui

La famille spirituelle continue de grandir et de rayonner. Vous pouvez découvrir le quotidien et la mission partagée par les sœurs, ainsi que les magnifiques actions d’accueil portées par le Petit Béthanie. L’engagement de laïcs dévoués, à l’image de Jacques Nourissat, permet d’accomplir au quotidien de nombreuses réalisations concrètes.

Pour approfondir votre compréhension de sa pensée, nous vous invitons à plonger dans ses écrits historiques, et tout particulièrement sa précieuse correspondance avec Mère Henri-Dominique.

Pour toute recherche biographique complémentaire, vous pouvez également consulter sa page Wikipedia dédiée.